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 Vendre c'est choisir ou être contraint de transformer un actif immobilisé en actif liquide.

Il existe trois grandes catégories de vendeurs :

-         les vendeurs permanents, qui sont les producteurs (promoteurs ou marchands de biens) et pour lesquels la vente est l'aboutissement naturel du processus de construction et de rénovation.

-         les vendeurs occasionnels, qui sont des investisseurs.

-         les vendeurs ponctuels, qui sont généralement des industries ou des propriétaires privés.

Dans tous les cas, la vente doit être considérée comme un acte grave car il est définitif, coûteux et déterminant. Cet acte implique de la part du vendeur une réflexion stratégique préalable lui permettant de réaliser son bien dans les meilleures conditions économiques possibles. Cette réflexion s'effectue en quatre étapes :

  1. La définition du prix. Elle est fonction de plusieurs paramètres :


a)      la meilleure utilisation du bien dans son marché.
b)      la situation du bien face à la demande et à l'offre concurrente.
c)      la comparaison avec le maximum de valeurs de référence représentées par des transactions similaires.

  1. Le délai de réalisation.
  2. Le moment opportun de la mise en vente.
  3. La technique de vente.


Louer pour un propriétaire, c'est trouver le meilleur utilisateur possible dans le meilleur délai, pour éviter l'absence de revenu du capital investi. La recherche du meilleur prix n'est pas nécessairement l'objectif principal, d'autres facteurs sont déterminants, comme la qualité  du locataire ou la durée prévisible d'occupation.

Un bien à louer doit être confronté à la totalité de la demande exprimée et potentielle du marché.

Louer pour un utilisateur, c'est trouver un espace pour exercer son activité. Un utilisateur peut-être amené à chercher des locaux lors de la création de son entreprise, ou lors de sa restructuration, ou lors de son extension. Il s'agit généralement pour l'utilisateur d'utiliser des surfaces plus importantes ou plus rationnelles, de réaliser des économies financières ou encore de régler un problème d'image.


Un immeuble de bureau s'apprécie tout d'abord sous l'angle de son utilisation : c'est un outil de travail. A ce titre, il doit être facilement accessible, fonctionnel dans son utilisation, économique dans sa gestion.

Il s'apprécie ensuite sous l'angle de sa valeur et de son rendement actuel et à terme : c'est aussi un bien d'investissement. A ce titre, il doit être standardisé et divisible, c'est-à-dire adaptable aux besoins évolutifs d'un maximum d'utilisateurs successifs.


Les locaux d'activités sont ceux qui sont destinés essentiellement à la fabrication, à la transformation, le conditionnement ou le dépôt de produits, la réparation, l'entretien, les activités de laboratoire et les activités de transport.


Le local commercial est celui dans lequel s'effectue une activité de négoce. Pour cela, il se situe dans une zone de chalandise lui correspondant et dispose d'équipements aptes à valoriser ses produits et à accueillir du public dans le respect de la réglementation.


Bâtiment industriel servant d'abri et de lieu de dépôt pour les marchandises. Les entrepôts sont de plus en plus détenus par les sociétés de logistique qui stockent et acheminent les produits pour le compte des fabricants, par des groupes construisant pour leur propre compte des entrepôts banalisés, qu'ils proposent ensuite à la location, ou au travers de contrats spécifiques (gestion des stocks...). La tendance observée consiste en un regroupement inter-entreprises sur un lieu régional unique de stockage. Les produits sont ensuite acheminés par transport routier ou ferroviaire sur les lieux de consommation. Les entrepôts sont groupés sur des zones où les charges foncières sont faibles, à proximité des noeuds routiers, des aéroports... Le coût de construction du bâtiment est relativement faible car les matériaux utilisés sont économiques. La construction respecte des normes techniques particulières : hauteur des bâtiments de l'ordre de 6/7 m, accessibilité aux camions (sols résistants, voies larges...), nombre de postes d'accostages à quais, un embranchement ferroviaire est parfois prévu, les bureaux sont situés en façade, souvent en mezzanine.


Le but d'un atelier-relais est de renforcer les chances de succès et de développement d'une collectivité locale au titre de l'accueil d'entreprises en élargissant les possibilités de l'offre locale : terrains nus, terrains équipés, bâtiments anciens vacants, ateliers-relais ...

 La définition du projet atelier-relais doit s'attacher à mettre en adéquation trois paramètres différents :

 -   Les caractéristiques du bâtiment (l'offre immobilière en surface, en volume ; les choix techniques de construction qui conditionnent largement la flexibilité ou la rigidité ultérieure des aménagements ; le niveau des prestations réalisées en solution de base, ...)
-
 
Le coût de sortie de l'opération et sa valeur marchande qui situeront le projet d'atelier-relais au sein de l'offre concurrentielle (coût de location annuelle, valeur de revente, ...)
-
   La politique de promotion ou de commercialisation du produit "atelier-relais".

 L'entrée dans les lieux se fait sous bénéfice de la conclusion d'une convention d'occupation précaire par référence de l'Article 3.2. du décret du 30 septembre 1953 (baux commerciaux) avec engagement d'achat par la société au terme de la convention soit directement, soit par une société civile immobilière, soit par une société de crédit-bail.

Aucun service autre que l'offre immobilière n'est assuré.


Acquéreur des immeubles nécessaires aux entreprises, il prend le risque de la valorisation à terme des biens tout en rémunérant les capitaux investis à travers les loyers. Confiants dans le marché de l'immobilier d'entreprise, les investisseurs jouent ainsi un rôle de plus en plus déterminant dans la « chaîne immobilière ».


Professionnel qui prend l'initiative d'un programme immobilier en commençant par l'achat du terrain, l'obtention du permis de construire, la signature des marchés des travaux, et le conduit jusqu'à l'achèvement de l'immeuble et la vente à un ou plusieurs acquéreurs.


Professionnel qui achète des biens immobiliers pour son propre compte puis les revend en vue de réaliser une plus-value. Pour valoriser les biens qu'il achète, il les réhabilite ou les rénove en partenariat avec des architectes ou des techniciens maîtres-d'oeuvres agréés. Il permet ainsi l'entretien du patrimoine national.


Le bail commercial est un contrat par lequel l'une des parties, le propriétaire d'un immeuble (le bailleur), s'engage à assurer à l'autre, le propriétaire du fonds (le locataire ou le preneur), la jouissance des lieux aux fins d'exercice d'une activité commerciale, industrielle ou tertiaire moyennant un prix ou un loyer.

Le bail est conclu pour une durée minimale de 9 ans. Toutefois le locataire peut résilier le bail à l'issue de chaque période triennale ou à tout moment en cas de retraite ou d'invalidité.

Le locataire qui veut obtenir le renouvellement de son bail doit en faire la demande soit dans les six mois qui précédent l'expiration du bail, soit, le cas échéant, à tout moment au cours de sa reconduction.

Le décret du 30 septembre 1953 régissant le bail commercial ne prévoit pas de forme particulière pour la rédaction du contrat. Cependant, il est fortement recommandé d'établir un acte écrit qui facilitera la preuve du contenu du contrat. Cet écrit peut revêtir deux formes :

-         soit un acte sous seing privé, c'est à dire un contrat rédigé sous une forme libre entre les deux parties.

-         Soit un acte authentique, c'est à dire un contrat établi devant notaire.


Il existe parallèlement au bail commercial, des baux dérogatoires pour les implantations temporaires ou provisoires. Ils présentent l'avantage d'être adaptables or l'inconvénient réside dans la précarité et la fragilité du statut pour le locataire. Ils sont de 2 types :

      Le bail de courte durée est limité à deux ans à compter de l'entrée du locataire dans les lieux. Le locataire ne bénéficie pas du renouvellement du bail. Ce bail doit être écrit et précisé expressément qu'il se place hors du champ d'application du régime des baux commerciaux.

           La convention d'occupation précaire correspond à une situation de fait dans lequel le bailleur met son local à la disposition du locataire à titre onéreux mais de manière précaire. Le terme prévu est en général un événement qui peut intervenir à tout moment. Sa durée peut être supérieure à deux ans sans qu'elle se transforme pour autant en bail commercial.


Les baux professionnels concernent les entreprises qui exercent une activité non commerciale (professions libérales ou assimilés) ou artisanales. Le bail est conclu pour une durée de six ans. Lorsque la durée du bail excède douze ans, il doit être établi par un notaire. Le bail peut être reconduit tacitement pour une durée de six ans.

 

 

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